Écriture contrainte : Amour, fête, joie, quarante, écrire, espoir, vie, futur, plaisir

L’amour était en fête pour leurs quarante ans de mariage. Quarante années d’amour, d’attention, de d’écoute, de plaisirs, mais également de disputes de temps en temps, en un mot, de complicité.

Quarante années passées l’un à côté de l’autre, en accompagnant leurs onze enfants grandissant ensemble, en pensant à ceux qui ne grandiront pas.

Puis les onze enfants se marièrent, eurent eux-même des enfants.

Ces petits enfants ont une vie future à écrire dans la joie mais également les coups durs.

La vie de leurs grands-parents leur donnait l’espoir et la force de vivre, de profiter de ces petits plaisirs qui font les grands bonheurs.

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Pensée

Écriture contrainte : Rumeurs, matin, kilomètres, silencieuse, retard, éclats, esprit, milliers, nuit

Le petit matin se levait, elle était en retard.

Elle quitta les draps de satin, elle prit quelques secondes, nue, pour la regarder dormir.

Elle ferma les yeux. Se remémora ces instants d’éternité. Les regards qui se croisent, des sourires échangés, qui se transforment en rires, les rires, qui deviennent baisers, les baisers qui s’accompagnent de caresses.

Ces caresses timides qui découvrent le corps l’une de l’autre, et qui se font plus entreprenantes, dans un corps à corps, un corps à éclats de plaisirs.

La nuit avait été courte mais les plaisirs avaient été longs et nombreux, intenses.

Dans le calme du matin qui succédait à la tempête de la nuit, elle veillait à garder en elle chacun de ces moments.

Silencieuse, elle lui déposa un dernier baiser avant de quitter la chambre. Ses yeux pétillaient malgré les cernes, ses lèvres souriaient.

Sur la route, malgré la rumeur de la ville, son esprit était encore obnubilé de cette nuit à des milliers de kilomètres de son quotidien mais qui correspondait tant à ce qu’elle était. Femme libre pleine d’envies et de désirs qu’elle vivait enfin.

Pensée

Lorsqu’elle entra dans l’appartement, il sourit immédiatement.

Il avait remarqué sa sensualité malgré la douceur de son visage.

Tout était dans ses yeux rehaussés de noir, dans son sourire agrémenté d’un rose soutenu. Elle était ainsi légèrement maquillée mais tout en discrétion.

Il lui offrit un verre de vin, ils discutèrent de choses et d’autres.

Mais l’envie réciproque était trop importante et elle s’approcha de lui. Elle s’arrêta à quelques centimètres, lui sourit à nouveau, et l’embrassa.

Il accueillit cette initiative en la serrant contre lui. Elle pu constater son excitation contre sa cuisse.

Il caressa ses fesses, descendit le long de sa robe, pour mieux remonter, sa peau au contact du nylon, jusqu’aux jarretelles et à la peau de ses cuisses, puis de ses fesses dénudées.

Alors il constata également son excitation, qui se manifestait par une réelle humidité à son entrejambe.

Il la caressa quelques instants, elle lui souriait en se mordant la lèvre inférieure.

Elle entrepris de défaire la boucle de son pantalon, puis les boutons, et fit tomber ce premier rempart. Elle le caressa au travers du tissu de son caleçon, puis pris en main ce sexe érigé. Il s’offrait a elle.

Sans pouvoir résister plus, elle s’agenouilla, et entrepris de le sucer.

Elle léchait son gland, le gobait, l’aspirait.

Petit à petit, ses genoux s’écartaient, elle se cambrait, offrant sa chute de reins à son regard. Il se baisa d’ailleurs pour la dénuder et en profiter encore plus.

Elle était trempée, elle prenait tellement de plaisir à laisser aller et venir ses lèvres sur ce sexe qui s’offrait à elle.

Elle jouait avec sa langue, aspirait ce gland. Elle voulait l’avoir au plus profond de sa gorge.

Enfin elle était sensuelle, sexuelle, féline.

N’y tenant plus, il la releva, la caressa, s’équipa, et la pris en levrette. Il la baisa en prenant son temps mais aussi farouchement. Elle accompagnait son rythme, déchaînée.

Ils jouirent en même temps.

La soirée ne faisait que commencer.

Pensée

(En mots contraints : Transcendance, yeux, miroir, rébellion, bienveillance, coloré.e.s, punition, clarté, amour)

Sa rébellion ne durait jamais bien longtemps. Mais elle était présente, notamment à cause de ses doutes, de son manque de confiance en elle.

Il lui faudrait beaucoup de bienveillance pour la surmonter. Ce n’était pas de l’amour dont elle avait besoin. Mais ce besoin de transcendance.

Et comment se surpasser et vaincre ses peurs si ce n’est dans la punition ?

Alors les coups de cravache qui pleuvaient lui faisaient du bien. Les coups de fouet qui meurtrirent ses fesses l’apaisaient. Petit à petit sous le paddle, elle lâchait prise. Ses doutes s’envolaient avec les fessées.

Il la redressa. Il la mis debout devant le miroir. Regarde toi.

Ses yeux plantés dans son propre regard, et malgré les coulures de mascara elle pu retrouver la clarté et ses certitudes, celles qui étaient en elle.

Elle admira ensuite ses fesses colorées qui lui rappelaient qui elle était.

Pensée

L’alcôve était plongée dans la pénombre. La lumière n’émanait que des bougies du candélabre.

Elle était allongée dans le lit, ses cheveux noirs contrastaient avec la blancheur immaculée des draps. Sa peau diaphane elle se confondait avec le satin qui la recouvrait à moitié.

Elle était à moitié endormie, se reposant des derniers sévices qu’elle avait subi. Le calme et la douceur de la pièce ne laissaient rien présager de la fureur des coups de fouets qui avaient meurtri la chair de ses fesses.

Son repos ne laissait rien deviner du dévouement qu’elle avait mis à sucer ces messieurs. Et du plaisir qu’elle y avait pris.

C’est alors que la porte s’ouvrir dans un léger grincement. Elle l’entendit à peine si bien qu’elle ne bougea pas. Elle était allongée dos à la porte, sur le flanc, une main reposant sur sa hanche, l’autre supportant sa tête.

Les pas s’approchèrent du lit, elle sentit une présence sur le lit. Elle se raidissa. Déjà son intimité se manifestait, des frissons la parcourent.

Une main caressa la ligne dessinée par son corps, à la douceur de la peau sur la sienne, elle reconnu une main de femme. Elle respira longuement. Profitant de ces instants, de ces caresses délicates.

Ces caresses continuèrent sur ses seins tendus de désirs. Elle sentit ses lèvres humides dans sa nuque, elle se cambra encore plus.

Ses mains se faisaient plus entreprenantes, les caresses étaient plus soutenues. Elle se retourna, leurs lèvres s’entremêlèrent avec délice et délicatesse.

Les caresses étaient mutuelles. Elles s’étaient redressées, pour mieux parcourir le corps l’une de l’autre.

La seconde descendit petit à petit, embrassa son cou, mordilla ses seins, tout en les caressant… la première était cambrée, la tête en arrière, elle se laissait aller à profiter.

Elle arriva à son sexe, passa ses mains sur ses fesses. Elle entrepris de la lécher délicatement d’abord, elle jouait avec son clitoris tendu de plaisir, s’abreuvait de son désir. La caresse se fit plus intense. Elle aspira ce bouton de plaisir, quasi magique.

Alors une main sur son ventre pour la maintenir, elle entrepris tout en la léchant de parcourir l’intérieur de son intimité. D’un doigt, de deux doigts, elle caressait ce point de plaisir.

La récipiendaire tremblait sous ces mains expertes, qui la fouillaient intensément tout en était léchée.

L’alcôve résonnait encore de ses cris de jouissance quand la porte s’ouvrit à nouveau.

Pensée

Pourquoi ne peut-on pas se soumettre à n’importe qui et dans n’importe quelles conditions ?

Servir mon Maitre, le satisfaire me satisfait moi et me fait grandir, petit à petit au fur et à mesure que mes talons augmentent. Ce ne sont pas seulement des artifices, c’est une symbolique de cette avancée sur mon chemin tortueux dont je ne connais pas encore la destination, si ce n’est mon épanouissement personnel.

En réalité, le Maitre est au service du plaisir de sa soumise, il définit avec elle ses désirs, les identifie, et l’aide à les assumer, par des biais que certains ne pourraient pas comprendre.

C’est en cela que la relation est forte car le Maitre comprend sa soumise et c’est cela qui génère la confiance.

Si on ne comprend pas l’autre, l’autre le ressent et ne peut faire confiance.

Par exemple, considérer le fait d’attacher, ou même de frapper comme un jeu, ne peut fonctionner. Etre attaché permet de lâcher prise, s’il y a confiance, si où sait où on va, généralement vers le plaisir et de nouvelles formes de plaisir : le plaisir d’une pince, d’une morsure, d’une caresse, d’une langue, de doigts au plus profond de soi.

Ce lien peut être physique : cordes, chaines, etc… ou juste moral, et c’est la confiance.

Le fouet rappelle la condition, la place, rappelle qu’il faut s’en remettre aux décisions prises par l’autre. La soumise peut alors effectivement poser son cerveau, lâcher prise petit à petit, à chaque coup, se détacher. C’est certainement pour cela que beaucoup de soumises ont des « responsabilités », un métier prenant.  Elles ont besoin de cela pour se poser et s’en remettre à quelqu’un d’autre, lâcher les rennes.

Parfois lâcher prise à en pleurer, ou à tomber dans ce qu’on appelle le sub-espace (ce que je n’ai jamais connu).

Ce lâcher prise peut conduire à décoller, il appartiendra au Maitre de ramener sur terre sa soumise.

Et cela, sans confiance ne peut fonctionner et peut même être destructeur.

A partir du moment où la confiance est brisée, si la personne va trop loin sans respecter les limites posées par la soumise, alors plus rien n’est possible.

Cela vaut pour toutes les relations, la seule différence est la souffrance ressentie par la soumise qui aura alors échoué à satisfaire son Maitre et donc à se satisfaire et tout le travail accompli s’effondrera comme un château de cartes.

Alors peut être à elle avant d’en arriver là de consolider les bases pour solidifier l’édifice.

Ma limite est de perdre mon sourire, ma limite sont mes larmes. Mes limites ne sont pas dans les pratiques physiques, je ne le crois pas, j’en ai certaines évidemment et elles ne sont pas identiques avec chacun.

Je sais que je repousse mes limites, et donc mes envies, selon les relations que j’ai avec chacun.

Car il n’y a que la confiance qui permet de faire reculer les limites.

Car il n’y a que la confiance qui permet de lâcher prise et de faire taire les pensées.

Pensée
Quand on me parle de ma soumission, beaucoup d’images me viennent.

Il y a celle que mon Maitre a employée il y a quelques mois déjà : celle du diamant. Cette image m’avait émue et me parle encore.

Elle est tellement parlante que d’autres l’ont employée.

Le diamant est puissant, précieux. C’est une pierre brute que le joailler façonne pour la faire briller petit à petit, pour lui donner de l’éclat. Travail de longue haleine et de précision, sinon le diamant ne brille pas, la lumière n’est pas correctement réfléchie et il perd de sa valeur.

Petit à petit la fille devient femme, voire féministe. Femme forte qui s’assume, qui assume ses désirs.

C’est cette possibilité de m’assumer qu’il m’a offerte. Assumer mon corps, assumer mes jambes, mes mains, etc…

Assumer aussi mes envies, mes désirs, ce qui me semble le plus compliqué dans notre société formatée et normée, à la fois si libre et si conservatrice par certains égards. Oui, j’ai peur du jugement des autres et de mon propre jugement.

Assumer aussi mes opinions, les écrire, les dire, les défendre, alors que j’avais tendance à les garder pour moi par peur, par peur de ?

Le diamant brille mais au contraire du verre ou du crystal ne se brise pas.

Mais un mauvais coup et il n’a plus la forme ou l’éclat qu’on voudrait lui donner.

De même, un diamant sans lumière n’a aucune valeur, il s’éteint.

C’est là le « travail » du Maitre : façonner le diamant, le faire briller et surtout ne pas le laisser s’éteindre.

Certaines soumises sont en verre ou en crystal, toutes sont fragiles. C’est le rôle du Maitre que de les protéger : contre-elles mêmes notamment.

Il doit veiller à ce qu’elles ne se brulent pas les ailes. Car même le diamant peut subir les affres du feu et se consumer.

Ne pas le laisser s’éteindre, ne pas le laisser se consumer, un délicat équilibre à trouver, comme sur un fil. Etant précisé que l’on peut se consumer à petit feu, ce qui est le plus pernicieux.

Ainsi oui un Maitre peut détruire ce qu’il a construit, en un coup de travers, ou en plusieurs petits coups qui vont venir fragiliser son œuvre, comme le peintre qui applique la mauvaise couleur, donne un mauvais coup de pinceau.

Arrêter maintenant ne me semble pas possible, je sais que j’ai encore du chemin à parcourir pour m’ouvrir encore plus, m’ouvrir aux autres et m’ouvrir à moi-même. M’assumer, assumer mes envies sans me renier, sans me perdre et sans me brûler les ailes.

Il reste du travail pour faire éclater le diamant, sans le briser.

 

Pensée

Accroupie, jambes écartées, elle attendait sur le parquet. La blancheur de sa peau contrastait avec le bois sombre. La lumière était tamisée, et éclairait d’une lueur chaude la pièce.

Elle attendait le cœur battant, les yeux fermés.

Il arrivait derrière elle. S’accroupi à son niveau. Du dos de sa main, il caressa sa nuque dénudée, ses cheveux rassemblés en une haute queue de cheval.

Elle sentait son souffle dans son cou. Elle restait immobile. Le laissait faire.

Il la mordit dans le cou, elle tressaillit.

Il tira sur ses tétons dressés, jusqu’à la faire flancher.

D’un geste il la fit se redresser, se tenir droite.

Il la mordit au creux de ses reins. Une sensation si particulière, de douleur, de bizarrerie mais aussi et surtout d’appartenance. De passion.

Elle coulait déjà de désir.

Il continua son manège. Les morsures y compris sur ses seins dressés, tout en vérifiant son humidité.

Debout, juchée sur ses talons hauts il la fit se cambrer. Il la fessa vigoureusement, rectifiant sa cambrure quand elle s’échappait trop.

Alors il fouilla son intimité. Elle se cambra encore plus pour lui laisser libre accès au plus profond d’elle même.

Elle jouit une première fois, se laissant aller sur lui debout, de dos, appuyée contre lui.

Il la fit se mettre à quatre pattes sur le parquet, joua avec son plug qui ornait son intimité, l’enleva et s’inséra à sa place, elle gémissa. Enfin. Il était profondément en elle. Il alla de plus en vite de plus en plus profondément. Elle adorait ça.

Il se retira, retira le préservatif.

Elle se retourna sans demander son reste et le suça profondément, avalant son sexe, le mettant au fond de sa gorge sans plus de préliminaires. Elle le suçait, le gobait. L’aspirait. Elle le suçait comme la chienne en chaleur, la salope qui venait de se faire sodomiser, de jouir et qui aimait ça. Des images d’elle avec d’autres hommes, en même temps, lui venait. Elle était dans cet état de déconnexion, de lâcher prise qui lui faisait exprimer ses plus grands fantasmes.

Il lui tenait la tête et elle le suçait encore plus. Il lui tirait les cheveux et elle s’étouffait avec sa queue.

A bout de souffle, il fouilla à nouveau son intimité. Deux doigts, trois, quatre, son poing… à nouveau une jouissance ravageuse.

Elle était épuisée mais il remit un préservatif et la baisa comme il le souhaitait, fort, profondément, elle était à lui. Sans omettre les fessées, sans omettre de la faire se cambrer en la tenant par les cheveux, en torturant ses seins.

D’un coup il se retira, retira son préservatif, la retourna et éjacula sur son visage.

Elle ouvrit la bouche, tira la langue pour ne pas en perdre une goute, puis essuya son visage de ses mains et lécha ses doigts en le regardant droit dans les yeux de son regard de salope qui en redemande.

Pensée
Plaquée contre le mur.

Face au mur. Ses fesses offertes à son regard. Cambrée, les mains écartées sur le mur, elle s’offrait à lui dans un sourire plein de malices.

Sa réaction a ses caresses dans le bar lui plaisait ; elle n’allait pas se jouer ainsi de lui.

Elle allait comprendre qui décidait.

Il lui fit comprendre à peine la porte de la chambre refermée.

Il remonta sa petite robe noire, découvrit son porte jarretelle rouge, qui mettait en avant la blancheur de ses fesses.

Il lui fit écarter les jambes, elle se mordit la lèvre inférieure en le regardant. Elle le provoquait. Il caressait ses fesses en l’embrassant dans le cou. Une claque sur les fesses la fit sourire.

Il était collé à elle, elle sentait son excitation et avait envie de lui, envie de se retourner et de le satisfaire.

Elle avait envie de descendre à ses pieds, d’ouvrir son pantalon et de le sucer. Tout simplement.

Mais non. Il caressait son entrejambe, jouait avec l’humidité qui en coulait déjà. Rentra un doigt, deux doigts, trois doigts…

Ses premiers frissons, ses premiers soubressauts la firent défaillir. Non. Il ne gagnerait pas. Elle garderait le contrôle.

Il continua. Elle se tordait de plaisir.

Elle profita d’une accalmie pour se retourner. Elle l’embrassa, le caressa.

Elle s’apprêtait à descendre.

Plaquée contre le sol.

Elle était sur le dos. Encore plus offerte dans sa chute qu’il avait accompagnée.

Alors il s’allongea devant elle et entrepris de la lécher. De lécher son clitoris en lui tenant les mains.

Il remonta à proximité de sa bouche, elle voulait qu’il remonte plus, qu il lui donne son sexe à sucer. En vain. Il s’arrêta pour l’embrasser et pour enlever sa robe qui le gênait.

Il redescendit en n’oubliant pas sa poitrine libérée de tout soutien gorge. Il mordilla ses tétons, elle gémit de plaisir. Elle adorait ça.

Alors il descendit encore et goûta à son excitation. Des les premiers coups de langue elle trembla. Mais il continua. Il allait la rendre folle de sa langue. D’un doigt en elle.

Elle jouit en se redressant, le forçant à se redresser aussi.

Il se leva tout en défaisant son pantalon, libérant ainsi son sexe érigé devant sa bouche. Elle se releva pour le sucer.

Plaquée sur le lit.

Il rentra en elle, faisant pétiller son regard de désir, d’envie, d’excitation.

Elle avait enroulé ses jambes autour de sa taille. Il la prenait. Fort. Elle accompagnait son mouvement, ils bougeaient ensemble comme dans une danse.

Alors ils jouirent ensemble. Lui en elle.

Jouir une dernière fois ensemble avant de s’endormir l’un contre l’autre.

Plaqués l’un contre l’autre.

Pensée

Préambule : un ami a écrit un court texte, qui se termine ainsi « les talons qui claquent la vie ». Avec son autorisation, j’ai réutilisé cette expression, particulièrement significative pour moi, pour m’en inspirer, comme un point de départ puis comme un point d’arrivée.

Et comme je ne sais pas choisir il y a deux versions au point d’arrivée

Droite, la tête haute, légèrement cambrée, elle avançait doucement mais sûrement, ses talons claquant à chaque pas.

Elle allait le rejoindre, retrouver ses mains, sa voix, son corps.

Elle seule parmi cette foule d’anonyme savait ce qu’il attendait, et encore… Elle le devinait, le fantasmait, plus qu’elle ne le savait. Chaque séance, chaque rencontre était particulière.

Sa démarche était assurée mais son cœur battait fort.

Le rythme de ses pas était lent mais elle était pleine d’excitation.

Ses talons lui permettaient de se concentrer sur sa marche, sur le but à atteindre.

Leur claquement la rassurait.

Les talons qui claquent la vie.

Pensée