Ni chienne, ni esclave.

Car je ne suis pas animale. Mes désirs sont certes basiques, puissants mais je les assume d’autant plus que je suis femme.

En moi ce terme raisonne comme une humiliation, quelque chose de péjoratif. Est ce que je ne pourrais pas assumer mes désirs en étant juste moi ? Et en le choisissant sans me référer à un instinct, ou des besoins, animal.

Ils sont profonds, se réveillent avec une simple caresse, un regard.

Car je suis libre.

Libre de me soumettre par choix. Libre de dire non si je le souhaite. Libre de le suivre ou non. Et cette liberté est mon bien le plus précieux.

Je suis à lui mais il ne peut pas faire ce qu’il veut de moi.

Je ne lui confie pas mon consentement. Je consent à chacun de ses actes sur moi, par un regard, une position, un « oui » exprimé. Et un doucement, stop, non, si ça ne va pas.

Au delà, il y a suffisamment, trop, de femmes encore esclaves, y compris de leur mari, pour utiliser ce terme pendant mes jeux. Trop de femmes qui n’ont pas la liberté de dire stop ou encore sous les coups de fouet.

Par contre salope, leur salope, je le suis.

La Boîte

J’avais reçu une photographie de cette boîte, sans possibilité de deviner ce qu’il y avait à l’intérieur. Il m’avait juste dit qu’il espérait ne pas s’être trompé. Je lui avait répondu par ces quelques mots « je ne pense pas », il ne s’est jamais trompé jusqu’à présent. C’était une boîte écrue, avec un ruban rouge.

Il l’a déposée délicatement sur le lit de la chambre d’hôtel, au milieu des draps blancs, elle attendra notre retour.

Dans le bar où nous sommes allés pour manger un morceau, et boire un verre de champagne, sa main sur la mienne, il m’a demandé ce que j’imaginais. Je ne lui ait pas dit que j’ai immédiatement pensé à un collier. Malgré mon impatience, je voulais réserver un certain effet de surprise. Il m’en remerciera plus tard.

Nous sommes rapidement retournés à l’hôtel, ayant tous les deux l’envie pressante de nous retrouver.

Il s’essaya sur le lit et avança la boîte pour que je l’ouvre. J’étais debout devant lui. J’étais timide, le cœur battant mais excitée. Je n’eu qu’à soulever le couvercle. Plusieurs paquets attendaient.

Il y avait dans la boîte deux menottes, deux attaches de chevilles. L’ensemble est en cuir, noir, ciselé délicatement pour faire apparaître un tissu rouge. Le tout est de qualité, d’un cuir doux au toucher.

Évidemment, une laisse accompagne l’ensemble. Je lui remis immédiatement, c’était pour lui. Elle a la particularité d’être gravée de mon nom, de soumission, celui que j’avais choisi quand je me suis libérée d’une précédente relation, une orchidée contrainte, même si j’aime qu’il m’appelle par mon vrai prénom, assumant qui je suis et mes plaisirs. Je ne dédouble pas. Je suis moi. Soumise et libre, libre de me soumettre.

Dans la boîte, il y avait également un collier, pour compléter l’ensemble. J’étais émue, intimidée mais aussi confiante et sereine. C’est une étape, une reconnaissance et une évidence aussi.

Là encore je lui tendis pour qu’il me le place autour de mon cou, et l’ajuster. Je pu l’admirer dans le miroir. Il est superbe. Large, présent, obligeant à conserver la tête droite mais confortable. Doux et ferme.

Lui à nouveau assis sur le lit, moi toujours debout, je ne pouvais que constater mon état d’excitation à ce moment. Il glissa une main sous ma robe et ne pu qu’approuver ma réaction, étant lui même surpris de mon état d’humidité. Ce n’étaient pas des coups mais l’effet psychologique de ce moment était presque plus intense. Une étape, une marque de confiance réciproque. Lorsqu’il me met mon collier, je lui remet les clés pour explorer ces plaisirs et me permettre de m’exprimer.

L’exploration de la boîte continua, il restait un pot de crème pour l’entretien du cuir et un paquet lourd qui renfermait un plug de bonne taille et de bon poids, avec une partie longue, une première bague avant la partie conique, et au bout, un diamant rouge, encore.

Il ne s’était pas trompé. J’avais cette idée et cette certitude, d’avoir trouvé mon Maître à l’occasion d’une séance un midi, pour laquelle je n’arrivais pas à trouver les mots, les trouvant fades par rapport aux sensations de ce jour là et à la certitude que j’avais.

Nous avions prévu de faire des photos, mais l’envie qu’il prenne possession de moi et que nous continuions à vivre ce moment était trop forte. Je voulais sentir sa présence, son contrôle, sa domination et ne pas laisser redescendre ce moment.

Quel est ce sentiment, cette frustration, cette envie d’éclater et de dire je suis là, j’existe ?

Ce droit de m’exprimer que je n’exerce pas parce que le manque d’envie, le manque de temps et d’inspiration. Ne pas trouver les mots, ne pas trouver le cadre, l’angle, la lumière, l’énergie a transcrire un texte, à faire une photo.

Ne pas me sentir légitime à m’exprimer et me dire à quoi bon, ça a été dit, fait, vu …

Et quand cela sort, enfin, ressentir cette frustration de l’absence de reconnaissance, de partage, d’échange et me dire : oui, j’avais raison, ça ne sert rien à rien. Et retourner me taire.

Heureusement, quelques relations m’empêchent de m’enfermer à double tour.

Confidence (ce n’est plus un secret !)

C’est un lieu secret, qui ne l’est plus depuis quelques jours. 

Je n’avais jamais mis les pieds dans un club libertin. Dans un sexe shop oui mais c’est autre chose

J’ai eu la chance de le découvrir alors qu’il n’était que poussière et plâtre ; nous ne pouvions résister à ses sublimes voutes en pierre ; nous ne pouvions alors qu’imaginer la convivialité du lieu ; mais un lieu dépend avant tout de qui l’investit ; et son hôte est des plus accueillant

Nous l’avons revu alors qu’il ne restait plus qu’à faire briller l’écrin. Malgré les ajustements à réaliser, nous avons passé une soirée charmante, qui ne peut que laisser présager de bons moments à venir. Boire un bon champagne, déguster de bons petits plats, avec des inconnus, échanger, discuter de l’intime, de nos plaisirs, de notre façon de libertiner, de fonctionner même en tant que couple, je n’aurais pu l’imaginer, sauf peut-être dans un lieu comme celui-là ; parce qu’en bonne compagnie, entre personnes déjà ouvertes d’esprit ; et parfaitement accueillis par le Maitre des lieux ; en confiance et en bienveillance.

Et puis il y a le cadre, un lieu beau, intime, pour y accueillir confidences, rires et plaisirs.

Nous avons retrouvé l’écrin ouvert, en ayant déjà l’impression d’y être comme à la maison ; entre amis.

Je n’ai pas encore eu le déclic de franchir le pas ; d’oser aller tester le coin câlins, que ce soit avec Lui ou avec un ou une autre. Je crois que j’ai encore besoin qu’on me dise : on y va ? et je répondrais oui … il y avait aussi la fatigue, l’envie aussi et surtout de profiter de Lui après une semaine intense, alors que nous nous étions pas vus la veille ; et que le coin câlins était bien occupé ; bien inauguré !

La deuxième rencontre (2)

Pour la première fois depuis longtemps, une deuxième rencontre était programmée. Jusqu’à présent je n’avais pas franchi cette étape, étant convaincue que la première impression est la bonne et que si un dominant ne se contrôle pas, surtout en première séance, il ne peut y avoir de deuxième chance. La confiance se perd très rapidement dans ces circonstances. Le non-respect des limites, du consentement, des pratiques trop dures, et je me braque dans un mécanisme de protection.

En arrivant, j’étais tourmentée par l’ambivalence de ma situation. Il y avait le plaisir de retrouver mon amant, bientôt mon Maître, outre le fait de franchir cette étape vers la construction d’une relation durable et non éphémère. J’y suis prête depuis longtemps ; une relation BDSM étant avant tout une relation, il fallait trouver la bonne personne.

Malgré tout j’avais l’impression de tromper mon compagnon, alors que ce dernier était informé de la rencontre, de ses tenants et aboutissants. Il m’avait vu me préparer pour un autre. J’avais à la fois envie de rentrer chez moi, et l’envie de continuer, de sortir de ma zone de confort pour poursuivre mon exploration, mon apprentissage.

Je l’ai écrit à des amies, qui m’ont rassurée. C’est surtout mon compagnon qui m’a apaisée en quelques mots, dont « amuses-toi, profites ! ».

Bien m’en a pris de ne pas descendre à ma station habituelle.

Nous nous retrouvons à l’entrée de l’hôtel. Je ne sais encore comment l’embrasser et je l’embrasse sagement sur la joue, dans un relent de timidité et questions sur comment me positionner y compris en tant que soumise. Jusqu’à peu le baiser était pour moi un acte très intime, et j’embrassais peu mes amants ; nous ne nous embrassions pas avec mon ex-conjoint…

Je lui fais part de mon stress, et il le sent, mais me rassure en m’indiquant que nous allons pouvoir nous poser, souffler.

Arrivés devant la chambre, dans un grand sourire, il me fait passer devant en m’expliquant que la chambre est particulière. Je m’interroge, imagine une chambre très petite, qui nous empêcherait de faire tout ce qu’on souhaite. En réalité, nous avons été surclassés et c’est une grande chambre vue Seine qui accueillera nos ébats…

La chambre est magnifique. Peu importe le cadre, je sais en quelques instants que je passerais une bonne soirée et que mes doutes ne sont que des réflexes d’une éducation tournée vers la fidélité, la relation unique.

Je pose mes affaires et sans perdre de temps nous ressortons pour aller diner. J’aime sa compagnie, nos échanges, et je me détends. Je me surprends, un peu, à parler BDSM à une terrasse parisienne, mais nos voisins n’ont pas à écouter notre conversation. Au-delà, j’assume, ma liberté, ma soumission, même si tout cela me pose encore parfois des questions, non de principe, mais d’ajustement.

Certaines de mes réactions le font sourire, et il me dira à plusieurs reprises « ne change pas ». Ces quelques mots sont importants pour moi, même si je peux m’améliorer sur certains points dont la confiance en moi, il reste que lui-même ne veut pas me changer, et cela change de nombres dominants qui promettent monts et merveilles, qu’on fera quelque chose de moi et que je serais une « tueuse » notamment sur le plan professionnel (d’ailleurs ne le suis-je pas déjà ? …). La soumission ne me rendra pas plus compétente en réalité… et le but est de prendre du plaisir, d’être épanouie.

Au cours de la conversation, il s’aperçoit que j’ai omis d’enlever ma culotte, alors qu’il y a encore peu c’était un réflexe, la contrainte des transports m’a fait remettre cet accessoire, parfois dispensable, j’écoperais donc d’une punition, à venir …

Nous retournons à l’hôtel, les joueurs de ping pong avec leurs raquettes m’inspirent déjà des sévices…

Nous avions décidé de faire des photographies, alors nous nous attelons à profiter de la suite, du grand fauteuil, de la méridienne… C’est déjà un moment de plaisir et d’échanges, y compris quand de temps en temps, il me prend dans ses bras. Je me sens belle et désirable.

Puis il me fait m’accroupir par terre, fesses en l’air, bras devant moi, la tête sur le sol, offerte, en position d’attente. Je sens alors la douceur et la chaleur des lanières des martinets de cuir suédé sur mes épaules, mon dos, et leur manche posé sur mes fesses. Je patiente ainsi, déjà dégoulinante… Je suis en position de soumission, on pourrait penser que rien ne se passe mais les martinets sont déjà présents, la tension monte. Ce n’est pas un moment d’attente, plutôt une entrée en matière.

Il me fait me relever pour placer les menottes aux poignets et aux chevilles, ainsi parée, les bras en croix derrière la tête, je peux subir les coups de fouet qui viennent chauffer mes fesses. La douleur est plus importante que la dernière fois, est-ce la force des coups ou mon ressenti ? J’aime cette sensation et je souris. Je détends sous les assauts du cuir.

Les coups continuent et je souris toujours. Je suis bien.

Il change d’instrument, pour passer à celui aux lanières carrées, plus acérées. La douleur est difficile à supporter. Je respire et veille à ne pas trop me contracter ; j’essaie de ne pas me dérober, de tenir la position.

La séance continue avec les martinets sur les seins. La douleur mêlée à mon excitation, parfois gênante, me font rire, un rire nerveux, je lâche prise, les nerfs lâchent et j’ai un fou rire alors que je suis frappée…. Je n’imagine pas combien cela doit être perturbant pour lui ; ça l’est déjà pour moi.

Je reprends ma respiration et le contrôle de moi-même.

Alors il me prend dans ses bras, la cravache en main. Je suis protégée dans ses bras, tenue. Je dois compter à l’envers, de 5 à 0, en marquant les temps forts. Qu’est ce qu’un temps fort… celui qui est difficilement supportable ou celui qui est insupportable… ? Je crois que je manque encore de courage, puisque je choisis la première définition. Mais le ressenti de la douleur varie selon les jours, et il est possible que j’aie été plus sensible ce jour-là… Encore est-il que ça aurait pu être plus de coups. Plus fort ou plus long c’est un choix difficile. Les pauses de quelques secondes permettent de respirer, de se détendre entre les coups pour mieux les apprécier.

Et surtout, ce n’est pas fini…

Il me fait attendre, a genoux, mains sur les cuisses, tête baissée, pendant qu’il prépare la suite. Il me fait me relever pour me conduire à la méridienne, je m’installe sur le dos, yeux bandés.

Je sens le froid des chaines sur mon corps. Il sait que j’aime cette sensation, même si elles étaient particulièrement froides, notamment à cause de la clim.

Délicatement, il détache mes bas pour ne pas les filer. Je suis enchainée, jambes écartées, indécente comme je dois l’être, et aime l’être… alors je sens les pinces à seins sur mes tétons, plus « douces » que la dernière fois, elles m’accompagneront quelque temps. Puis c’est une pince en bois, une pince à papier, une autre pince en bois. J’essaie de les distinguer mais c’est difficile. La sensation est étrange, outre une douleur importante, j’ai l’impression que les pinces, notamment celles sur les côtés, me contraignent, me clouent à la méridienne. Je sens à peine certaines pinces quand la douleur se focalise sur quelques points. J’aime cette sensation.

Les pinces sur le sexe sont plus douloureuses, mais là encore certaines plus que d’autres…

Je tremble, les nerfs lâchent, je me détends par la morsure des pinces…

Rapidement, mon sexe devient trop sensible, une question d’habitude peut être… Alors, doucement, il les enlèvera, avant de continuer par celles des seins, non sans immortaliser ce moment. Je souris, je veux que l’on voit mon bien-être à travers ces photos, malgré la douleur…

Alors il me caresse le sexe, me mène au bord de la jouissance et s’arrête. Ça sera pour plus tard…

Libérée des chaines, nous prenons quelques instants de répit.

Il me conduit alors sur le lit, sur le ventre, jambes écartées, à nouveau indécente. Il installe une barre d’écartement entre mes jambes et m’y attache les mains. Je ne peux que m’y cramponner. J’attendais qu’il me frappe à nouveau, c’est un magic wand qui s’approche. Je prends du plaisir mais ne jouis pas, je ne crois pas. Est-ce parce que c’était trop doux, trop fort, ou j’ai le sexe trop sensible à cause des pinces, je suis incapable de dire.

Il insère un plug vibrant en moi, j’aime la sensation, mais les vibrations sont trop subtiles pour que je jouisse, et le plug trop petit également…

Avant de me libérer de ma contrainte, il installe à la place mon plug en acier, lourd et bien présent en moi.

Je me retrouve au sol, à ses pieds, pour le sucer. La fellation est intense, je me retrouve au bord du lit, tête dans le vide pour l’avoir au fond de ma gorge. J’ignore la sensation que cela a pour les hommes ; ce n’est pas des plus agréables mais je ne doute pas du pouvoir excitant de cette pratique.

Il entreprend alors de me lécher, j’aime cela, j’aime son regard à ce moment. Puis il me prend, me baise, j’ai envie à ce moment de lui dire les mots qui sont au coin de mes lèvres, des mots crus que je n’ose dire ; ça viendra…

Nous refaisons des photos, une série de nuit, à la fenêtre, alors que certains se promènent, qu’il y a toujours de la circulation. Je reste hésitante, bien qu’ils ne puissent me voir.

La ville s’endort petit à petit et nous profitons de la nuit.

Brutalité et Bienveillance (1)

Rendez-vous à l’hôtel à 16h30, forcément je ne passais pas inaperçue avec ma robe bleue, mes escarpins noirs de 12 centimètres et en avançant sans m’arrêter à la réception. Je suis attendue. S’ils savaient ce qu’il y a sous ma robe …

Les règles de sécurité de l’hôtel imposant un badge pour monter dans l’ascenseur, je l’attendais quelques minutes.

Nous nous retrouvions donc là et nous nous sourions. Ça sera le maître mot de cette après midi.

Après une douche nécessaire par ce temps orageux, je le rejoignis dans la chambre. Nous discutâmes quelques instants du tableau que j’avais rempli, reprenant mes pratiques, mes limites. En réalité nous avons les mêmes, même en ce qui concerne le fait de servir comme une domestique, de lécher les pieds etc… le check up est rassurant. Mon safeword sera stop, une communication simple et saine.

Nous pouvions commencer à nous découvrir.

Il me fit ôter ma robe. Étant contrainte de mettre des culottes pour les transports, j’avais opté pour une culotte ouverte, quelque peu indécente.

Effet garanti.

Je ne devais pas la garder longtemps cependant, cette dernière étant gênante pour la fessée.

Il m’équipa de menottes aux poignets et aux chevilles, m’attacha les mains dans le dos et pris la cravache.

Dans cette position, jambes écartées, jouant avec la cravache, il m’expliqua les 5 règles que je devrais respecter, dont prendre du plaisir et m’exprimer.

Il m’expliqua que pour ralentir, je devrais simplement passer de Maître à Monsieur, voir le tutoyer, bien que pour cette séance je ne puisse encore l’appeler Maître. J’ai encore une réticence avec ce mot, certains ont voulu me l’imposer trop tôt. Il viendra avec le temps.

J’avais écopé d’une punition et avais choisit la lettre O. « Avant ou après ? » … ne sachant de quoi il retournait je choisissais avant.

Je récitais l’alphabet à chaque temps fort des coups de paddle. Pour certains j’hésitais sur savoir si c’était un temps fort ou non. Je ne sais si mon hésitation se sentait dans ma voix (euh g?). Un temps moyen est-ce un temps fort ? Je choisissais la facilité pour cette première séance et décidait que je pouvais compter les temps moyens.

Il continua à chauffer mes fesses avec la cravache, une au bout flexible et une ronde qui avait la particularité d’être en fourrure d’un côté, et en cuir de l’autre. L’effet est garanti… une sorte de teasing d’un côté et le mordant du cuir rond de l’autre.

Il s’approchait par moments de moi pour s’assurer que tout allait bien.

Je mouillais…

Il continua à jouer avec la cravache, à distance plus ou moins rapprochée de mes tétons, se rapprochant de mes seins. Les titillant du bout de l’objet.

Je le regardais droit dans les yeux peut être pour le braver ou l’inciter à continuer, lui montrer ainsi que ça me plaisait.

J’étais trempée d’excitation, le voir le constater me fit rire … je sais l’effet que ce genre de traitement me fait et la surprise chez celui qui le découvre… bien que cette excitation m’ait trahie quelques fois.

Il me fit changer de position, debout, appuyée sur la table. Avec deux grands martinets dans chaque main, il m’engloba des lanières, me procurant un massage certes douloureux mais particulièrement bienvenu. Je découvrais cette sensation d’avoir les deux fesses, l’ensemble du corps fouetté en même temps; enfin une fesse n’était pas jalouse de l’autre.

Je me cambrais, montrait mes fesses pour lui montrer que j’aimais cela ; je lui tendais pour qu’il continue.

Il posa l’un des martinets sur mon dos. Le poids de l’objet me rappelait sa présence, quand l’autre me fouettait les fesses. Ce moment de quelques secondes où j’avais le martinet sur le dos était particulièrement appréciable. J’imaginais le teasing à attendre ainsi que mon maître s’occupe de moi… déjà englobée par le martinet.

Le martinet aux lanières carrées me sorti de cette bulle et procura une douleur cinglante, prenante, qui me fit me crisper à chaque coup.

Debout, il recommença à jouer avec les martinets, notamment sur mes seins, entre mes jambes trempées par l’excitation.

J’étais bien, j’étais ailleurs.

Alors il me mis à quatre pattes sur le lit, m’attacha un bandeau sur les yeux et me poussa sur le lit. Je me retournerais. Il m’attacha les poignets en haut du lit, à des cordes qu’il avait installé pour. J’entendis le bruit caractéristique des chaînes. Il joua avec l’une d’elle sur mon corps, elle était froide.

Alors il m’enchaîna, les bras enveloppés par la chaîne, le corps également, les jambes écartées. Je devais être belle ainsi offerte.

Je me posais dans les chaînes, me laissant aller.

Il installa des pinces à seins, essaya sur les lèvres, en serrant un peu trop, il l’enlevait rapidement, en s’excusant et me rassurant. La morsure des pinces pouvait commencer à se diffuser. Il joua avec, ce que j’identifierais plus tard, des baguettes chinoises, ce qui a eu la particularité de diffuser la douleur dans tout le sein. J’aimais cette sensation nouvelle, la diffusion de la douleur.

De temps en temps, il s’intéressait à mon intimité. Je mouillais toujours.

Il pris la cravache et tapota mon sexe avec cette dernière. Cela aurait pu être plus fort mais je jouissais presque ainsi.

J’étais trempée. Il pouvait glisser un doigt entre mes fesses, me libérant à cet égard.

Alors il joua avec un gode vibrant et mon clitoris, je jouissais ainsi. J’avais déjà très envie de le sucer mais je voulais aussi, égoïstement, continuer à profiter de ce moment.

Il se remis à jouer avec mon anus, et je profitais du plaisir anal.

Il repris sa torture me demandant un chiffre entre 1 et 4. Je choisissais le chiffre 2. Il s’agissait de la taille des roues à pic. Je ne sais toujours pas si c’est insupportablement douloureux ou si ça chatouille. Il reste que je préfère quand elles passent sur le sexe, l’intérieur des cuisses que sur mes seins. Peut être ont elles un intérêt sur le dos, ou les fesses déjà chauffées par la cravache ou les martinets…

Il me détacha, les chaînes étaient devenues chaudes.

Je lui précisais alors à ce moment là que j’avais très envie de le sucer. Il me fit mettre à quatre pattes et m’inséra un plug. Là il m’indiqua je pouvais le sucer.

Le tout finissait par une levrette déchaînée, au cours de laquelle je disais oui à chaque fessée …

Il me prenait ensuite dans ses bras avant que nous déviâmes refermer cette parenthèse.

Je ne sais combien de temps cela a duré, j’avais perdu toute notion du temps qui ne m’intéressait pas. J’avais envie de profiter de ces sensations, de me laisser aller, de le découvrir ; entre brutalité et bienveillance.

Les doutes de l’humiliation

Le bdsm a mille facettes. L’une d’elles est l’humiliation.

Pour certains, certaines, cela permet d’avoir plus confiance en eux. Le fait de subir cela ferait grandir, permettrait d’affronter les difficultés.

Avec le recul, je pense que pour moi ça a eu l’effet inverse, qu’au contraire, étant donné que j’ai laissé faire à ce moment là des pratiques qui me déplaisaient et même pouvaient être contraires à mes valeurs, le respect de la Femme, je devrais tout accepter.

L’envie de me replier sur moi, les doutes et le questionnement sur ma légitimité pour la moindre chose, y compris pour interagir avec les autres émergent.

Non je ne suis pas celle là, sur qui on peut cracher, qu’on peut gifler, faire dire qu’elle est une chienne. Non. Tout cela ce n’est pas moi.

Alors je regrette de ne pas avoir su exprimer mon ressenti et mon absence d’envies de telle ou telle pratique.

Et pour une fois je n’assume pas. A tel point de garder cela pour moi et de douter de tout.

Le dom en question ne m’a pas interrogée après ni accompagnée dans le cadre de la redescente. Lui a envie de me voir à nouveau couler à ses pieds alors que plus j y pense moins j’ai envie de revivre une telle séance empreinte d’humiliation et d’une douleur insupportable parce qu’arrivée trop vite, trop forte.

N’avoir pas su verbaliser tout cela et l’avoir gardé pour moi me fait trébucher.

Je grandis, j’apprends de mes erreurs.

La première et que j’ai fait à chaque fois (la première fois avait fonctionné, c’était la rencontre avec mon premier maître) est de se rencontrer dans la chambre et non dans un bar préalablement pour refaire le point sur les pratiques acceptables ou non, pour moi, ce jour là précisément, s’assurer de ce que je veux.

Il y a eu des aspects intéressants à cette rencontre, des discussions, une jouissance. Mais je ne suis pas celle que ce dom semble avoir vu ce soir la. Ce n’est pas sur ce chemin là que je veux aller. C’était une fausse voie dans laquelle je me suis ensablée et de laquelle je sors.

Enthousiasme ou consentement forcé ?

Petite réflexion sur le consentement (et la soumission).

Qui ne s’est pas trouvé face à une rencontre (homme ou femme) qui fait preuve d’un grand enthousiasme, et dont il est difficile de calmer les ardeurs parce qu’en réalité on a besoin de temps pour s’assurer que oui, on veut tout cela, ne serait pour dépasser nos appréhensions.

J’ai récemment rencontré un Dom qui a une certaine éducation, un certain niveau intellectuel, et une grande différence d’âge.

Il fait preuve d’un enthousiasme qui en devient en réalité dérangeant ; au début je trouvais cela flatteur, mignon, plein de promesses, maintenant c’est trop.

Peut-être est-ce lié à la redescente de la séance bdsm, à ce que mon envie de douleur est assouvie, à mes règles, mais une semaine après j’ai cette sensation que mon consentement est forcé, à tout le moins que mon rythme n’est pas respecté.

Je reçois régulièrement des photos me disant ça vous irait bien, (en parlant d’un harnais en cuir), ou de positions bdsm en me disant on pourra faire cela la prochaine fois. Ces photos ne sont pas toujours esthétiques d’ailleurs.

Je ne fais pas démonstration d’un enthousiasme exacerbé, en indiquant : pourquoi pas ; parce qu’en réalité je ne sais pas ; je ne sais où je mets les pieds et je suis perdue.

Je sais que j’ai besoin de temps, notamment dans la mesure où je vais commencer un nouveau chapitre de ma vie.

Nous sommes tous deux sur Fetlife, et j’ai posté récemment une photo, il l’interprète comme une possibilité que la situation se produise avec lui ; de même quand j’aime des photos ce qui ne signifie pas nécessairement que je veux cela avec lui, mais il le pense alors que c’est un peu plus compliqué. Si vraiment une pratique me rebute je ne like pas mais est ce que à l’instant T je voudrais cela, c’est la seule question qu’il doit se poser.

En résumé, je peux aimer l’esthétisme d’une situation sans être prête à la vivre, encore une question de temps et de rythme, et de confiance.

A y réfléchir, tout cela s’est retrouvé en pratique lors de notre, première, séance. Il a voulu me sodomiser sans lubrifiant ni préparation, résultat j’ai eu très mal, j’ai stoppé, alors que je lui avais dit non, il faut me préparer. Il a voulu essayer … ;

De même, il a souhaité me voir uriner, j’ai dit que j’avais un blocage, que je n’y arrivais pas ; il a stoppé, pour le moment, avant de vouloir recommencer. Je lui ai demandé quel était l’intérêt, il n’a pas répondu, les larmes ont tout stoppé.

Il est intéressant, cultivé, parfois drôle, mais ces aspects me gênent.

Etre punie, même peut être par jeu, pour l’avoir fait patienter, alors que je suis dans le Nord et lui dans l’Ouest, me dérange aussi profondément, de même que recevoir des coups de cravache pour avoir dit « Bordelle », alors que ce n’était que la marque de mon porte-jarretelle …

Ai-je dis un non clair et franc ? Je ne crois pas.

C’est là où est sa responsabilité, s’assurer de mon consentement, de mon oui, d’un Fuck Yes, pour tout, pour toutes pratiques, à tout moment ; et pas seulement d’un pourquoi pas, d’une photo postée ou aimée sur un réseau social.

Les limites, base d’une relation saine.

Quand un dominant commence à discuter avec une soumise, très vite vient la question de connaitre ses limites.

Il est évident que la base d’une relation D/S ce sont les limites de la soumise. Elle en aura au début de nombreuses. Certaines limites sont infranchissables (pour moi c’est le scato et le sang) ; d’autres peuvent évoluer dans le temps (par exemple ne pas porter de culotte y compris au travail).

Il est essentiel que le dominant assimile ces limites et les respecte, sans chercher à convaincre son interlocutrice qu’elle doit les franchir et les franchir tout de suite et ce sans revenir dessus dans l’immédiat et sans cesse.

En effet, le fait qu’il montre son approbation sur ces limites permet à la soumise de se sentir en confiance.

Elle sait alors qu’elle peut parler au dominant sans crainte, qu’elle peut s’exprimer librement et faire part de ce qu’elle veut, de ses envies, de ses désirs, tout en se sentant en sécurité, ce qui lui permet de se laisser aller.

Elle sait également qu’elle peut s’en remettre à lui et qu’il respectera les règles de base définies.

Je vais prendre un exemple concret.

Mon domicile c’est mon cocon. C’est là où je me retrouve, où je peux me poser, souffler, être dans ma bulle. Ouvrir la porte de ce cocon est un pas que je ne franchis qu’avec quelques-uns, quand je me sens bien.

Insister pour venir chez moi aura tendance à me braquer. Un dom m’a dit que pour le revoir il fallait lever quelques « petites barrières psychologiques » dont le voir chez moi.

Non, ce n’est pas une petite barrière psychologique, c’est une limite. Elle ne sera levée que si je suis en confiance.

L’évoquer ainsi montre que le dom ne prend pas en compte mes limites, mes besoins, mes peurs, etc …

Par contre, si cette question n’avait plus été évoquée, j’aurais de moi-même proposé une rencontre chez moi.

Il s’agit d’un exemple parmi d’autres, de l’importance de la communication, entre un dominant et une soumise potentielle ; celle qui permet d’éviter la manipulation, et de s’assurer du consentement de la soumise.

Alors surtout, ne négligez pas vos limites psychologiques même si elles sont particulièrement difficiles à définir.

La salle de bain

Elle sortait de la douche, serviette à la main, essorant ses cheveux trempés.

Lui était déjà sec, elle s’approcha de lui pour l’embrasser avec un air provocant, en riant.

Elle avait le regard de celle qui a envie de lui mais ne le dit pas clairement, préférant lui faire comprendre.

« – Tu me provoques !

-Oui » répondît elle en se mordant la lèvre inférieure, le regard pétillant, sans se douter une seconde de ce qui allait se passer et de où il l’allait l’emmener en la prenant par la main de ses désirs.

Alors il plaça une main dans son cou, approchant seulement son souffle de ses lèvres. Il joua ainsi avec elle, son souffle parcourait son oreille, son cou, sa nuque. Elle essaya de prendre l’initiative, il bloqua ses mains dans son dos. Il continua son manège.

Petit à petit elle se laissait aller sous son souffle, oubliant tout, toutes ses résistances au fur et à mesure.

« – Dis moi ce dont tu as envie.

⁃ De t’embrasser.

⁃ Fais des phrases complètes ».

Alors elle obtempéra et formula sa demande. Il la laissa approcher ses lèvres et ils s’embrassèrent longuement. Langoureusement.

⁃ « Et maintenant ? »

Ses désirs se bousculaient en elle et notamment ses envies de douleur, qu’elle n’osait encore lui avouer, lui demander. Mais ils étaient bien présents en elle, même s’il n’était pas son « Maître ».

« Caresse moi »

Elle compris que la phrase n’était pas complète.

« J’ai envie que tu me caresses ».

Il pris son temps pour parcourir son corps avant de caresser son intimité. Elle avait écarté les jambes, offerte à cette caresse.

« J’ai envie que tu me mordes.

⁃ Où ?

⁃ Sur les seins ». Il lui mordit le sein droit, tout en opérant un suçon. Elle était ailleurs.

Alors elle exprima ses envies les plus profondes : « fesse moi ». Il refusa. La demande n’était pas clairement formulée et il voulait être certain de ses envies. Elle reformula, développa sa pensée.

Face au mur, face au miroir, cambrée elle lui offrit ses fesses. Il s’y appliqua et fit claquer sa fesse gauche uniquement, à l’en faire rougir, avant de s’occuper de la droite. Elle se cambrait de plus en plus, anticipant les coups, qui parfois venaient avec quelques secondes de décalage par rapport à l’attente, accentuant ainsi leur effet.

« Regarde comme tu coules ». D’un œil timide, qui n’osait affronter l’image reflétée, elle se regarda dans le miroir. Les gouttes de son excitation perlaient sur ses cuisses. Elle en était à la fois gênée et fière… c’était tout elle.

Cette remarque la fit couler encore plus.

« J’ai envie de te sucer ». Il défit son pantalon et elle s’installa à ses pieds, lui debout, elle a genoux et elle commença son œuvre. Pour la première fois elle pu se regarder dans le miroir, en suçant, elle se trouvait belle, à l’aise, à sa place et heureuse. Elle le regardait soit directement soit via le miroir. Elle lui procura ainsi du plaisir et lui laissa sa bouche, profondément parfois jusqu’à manquer d’air.

« – J’ai envie que tu me prennes.

⁃ Comment ?

⁃ En levrette ».

Elle s’installa sur le sol de la salle de bain, dos à lui et cambrée, la tête touchant le sol, elle s’offrit à lui. Elle jouis plusieurs fois de suite et très rapidement. Elle était trempée et lui fit remarquer.

« – Est ce que je peux jouir ? »

Cette demande était surprenante de la part de l’homme qui lui procurerait tellement de plaisir depuis la sortie de la douche. Il souhaitait simplement s’assurer que tous ses désirs, à elle, avaient été comblés.

« – Evidemment »

Alors il jouit en elle et ils se serrèrent l’un contre l’autre, elle tremblant encore de ce moment de partage, de confiance et surtout d’écoute.